UNIR//MN
button-nav (10K)  
   
 
Cliquez sur le lien pour voir le document en format PDF


 

« Nous  devons  nous  réconcilier  avec  notre  histoire  et  sans  esprit  de revanche.  Nous  devons  reconnaître  et  assumer  toute lhistoire  même  la plus douloureuse de notre patrie. Nous devons nous réconcilier avec nos morts. » 

                                                                                                          Frédéric Boyenga Bofala

                                                                                                          Président de lUNIR MN

 

Message du Président de l’UNIR MN

 lu à Kinshasa et à Matadi à l’occasion des

 cérémonies commémoratives du quarante

  neuvième anniversaire du 4 janvier 1959 et

 de la sortie officielle de l’UNIR MN

 


 

Mes Chers Compatriotes, 

Filles et Fils du Grand Congo-Zaïre, 

Nous sommes réunis aujourd'hui pour lébrer le 4 janvier, pour rendre hommage aux martyrs de l'indépendance du Congo et aux générations précédentes qui ont supporté tout le poids de la colonisation et ont permis, grâce à leurs efforts, au Congo d'accéder à la souveraineté, c'est donc la célébration d'un événement où, lorsqu'il y a lieu, le sentiment de  la  victoire  et  de  la  faite  se  mêlaient,    chacun  comptait  et  pleurait  ses  morts,  en oubliant  parfois  de  s'émerveiller  que  de ces  morts  soit née la  prise  de  conscience de ce qu'un peuple ne peut se libérer qu'en faisant quelques sacrifices.

Nous sommes également unis ce jour, pour saluer l'entrée officielle de l'UNIR MN dans   l'arène   politique   nationale.   A   cette   occasion   je   vous   invite   à   consacrer   cette rencontre  à  une  flexion  historique  et  philosophique  sur  l'avenir  du  Congo.  Sur  ce  que nous devons faire ou ne pas faire pour libérer, comme nos aînés en 1959, notre Congo du joug de l'occupation, sur ce que nous devons faire ou ne pas faire pour mettre fin au festin des occupants. Car le Congo, qui est systématiquement dépouil et ruiné, le Congo, qui subit  lentreprise  la  plus  horrible  encore  de  démoralisation  et  de  barbarie,  poursuivi diaboliquement par ceux qui ont décidé de sa disparition, demande à toutes ses filles et à tous ses fils de ne pas renoncer au combat au nom plus spécialement de ses cinq millions de  morts  qui  nous  regardent  passer  avec  l’indifférence  de  vaincus  devant  les  restes  de leurs dépouilles et continuer de survivre sans combattre, et nous disent : 

«Passant  congolais,  toi  qui  vas  à  Kinshasa,  apprend  au  pays  et  à  la  mère  patrie  que nous,  martyrs  congolais,  morts  de  violence  ennemie  et  dans  l'indifférence  totale  de  la communauté  internationale  des  nations  civilisées,  gisons  ici  dans  nos  terres  orientales d’Ituri, de Kisangani, du Kivu et du Maniema, dans nos terres du Katanga, du Kasaï et de l’Equateur, du  Bandundu,  du  Bas-Congo  et  de  toutes  les  contrées  du  Congo-Zaïre  dans de  fosses  communes,  sans  pulture,  humiliés  par  lennemi,  trahis  et  abandonnés  par certains  de  nôtres,  mais  fidèles  à  la  patrie  et  obéissants  au  devoir  civique.  Passant congolais, souviens-toi de ce que fut autrefois la patrie, n’abdique pas, tu dois continuer à combattre. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir la victoire».

Mes chers compatriotes, toutes les explications du monde ne justifieront pas que la Communauté internationale des «nations civilisées» ait pu livrer à la barbarie l’honneur et le  destin  du  peuple  congolais  et  aux  charognards  la  pouille  de  nos  morts.  Et  c’est  au nom de la conscience du peuple congolais, hier zaïrois, asservi et torturé dans son âme et dans  sa  chair  que  je  vous  invite  à  vous  engager  désormais  dans  une  nouvelle  forme  de combat intelligent que je qualifie, depuis mon message du 11 février 2006, de résistance active contre le projet malveillant de ceux qui rêvent de l’implosion de notre patrie.

Mes  chers  compatriotes,  parmi  les  événements  douloureux  qui  marqueront  la  fin tragique  de  l'année  2007,  l'échec  de  l'offensive  militaire  de  nos  Forces  armées  pour faire la rébellion dans le Kivu, résume mieux que tout les menaces et les risques qu'un grand pays en voie de démembrement comme le notre doit savoir affronter. J'attire votre attention   patriotique   sur   les   risques   de   balkanisation   de   notre   pays   consécutive   à l'intensification  des  conflits  que  génère  la  persistance  de  l'instabili  et  de  l'insécurité entretenues par des « puissances occultes » dans nos terres orientales. Ma préoccupation profonde est de vous dire que si nous ne prenons pas garde notre Kivu connaîtra le même sort  que  le  Kosovo  dans  l'ex  Yougoslavie.  En  ce  moment    la  rébellion  entretenue  par certains  pays  voisins,  continue,   de  manière  sournoise  et  avec  la  complicité  de  certains des nôtres à détruire tout ce qui nous est cher, nous ne pouvons plus nous contenter d'un discours  de  dénonciation.  Comment  pouvons  nous  accepter  l'humiliation  infligée  à  notre Patrie  sans  agir  ? Pourquoi  ce pacifisme  suicidaire? Est-ce-que  notre  Congo  n'est pas une cause à fendre? Toutes ces questions se posent. Il est facile d'en rester au point nous en sommes. Facile de penser que l'