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Agenda
pour la paix :
Le conseil de sécurité des nations unies consacre
la légitimité des propositions de l'UNIR-MN
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SOMMAIRE
:
1.
" Agenda pour la Paix : Le Conseil de sécurité
des Nations Unies consacre la légitimité des
propositions de l'UNIR-MN " par O. MESKENS, Secrétaire
général, Bruxelles
2.
" Vous êtes de plus en plus nombreux à prendre
conscience : Réfaire la République doit être
notre mission sacrée et notre cause à tous "
par A. BOSILIKWA, Chargé de la politique de la Jeunesse,
Amiens
3.
" Ma vision et mes attentes pendant la période
de transition " par Norbert PENGONGO, membre de l'UNIR-MN,
Kinshasa
|
| Alors
que les différents protagonistes de la transition politique
luttent pour le partage du pouvoir et non l'organisation de
celui-ci, l'UNIR-MN continue de soumettre des propositions concrètes
afin de résoudre la crise qui saigne le Congo-Zaïre,
de restaurer une paix durable dans la région des Grands
lacs et de reconstruire la République du Congo-Zaïre
autour d'un véritable projet de société
mobilisateur. |
Dans notre dernier article, "L'adoption de la résolution
sur l'intervention en Ituri : une première victoire pour
l'UNIR-MN", publié au courriel d'information de
juin 2003, nous attirons votre attention sur le contenu de ces propositions
qui figurent explicitement dans notre "Agenda 2002 pour
la paix dans la région des Grands-lacs, la restauration de
l'intégrité territoriale et le rétablissement
de la République au Congo-Zaïre" ainsi que
dans la seconde partie de notre dernier ouvrage "Congo-Zaïre
- Notre Cause - Le message et les ambitions d'une juste cause "
Ces propositions sont aujourd'hui plus que jamais d'actualité.
Ces
documents ont été intégralement communiqués
depuis mars 2002 à Monsieur Romano PRODI, Président
de la Commission européenne, à Monsieur Javier
SOLANA, Responsable de la Politique Etrangère et de Sécurité
Commune de l'Union européenne, Monsieur VIKAS, Secrétaire
général du Conseil de l'Union européenne, à
Monsieur Pat COX, Président du Parlement européen,
à Monsieur Anders FOGH RASMUSSEN, Premier ministre
du Royaume de Danemark en charge de la Présidence de l'Union
européenne, à son Excellence Jacques CHIRAC,
Président de la République française, au Premier
ministre belge, Monsieur Guy VERHOFSTADT, à Monsieur
Tony BLAIR, Premier ministre du Royaume-Uni, au Chancelier
allemand Gerard SCHROEDER, à son Excellence George
W. BUSH, Président des Etats-Unis d'Amérique,
au Secrétaire général de l'OTAN, Lord ROBERTSON
of PORT ELLEN, à son Excellence Thabo MBEKI, Président
de la République d'Afrique du Sud, et à son ambassadrice
en France, à son Excellence Eduardo DOS SANTOS, Président
de la République d'Angola, et à son ambassadeur en
France, à Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire général
de l'ONU, ainsi qu'à Monsieur François RIJKMANS
de la Radio Télévision Belge Francophone, à
Madame Marie-France CROS de la Libre Belgique, à Madame
Colette BRAECKMAN du Soir, et plus récemment à
Monsieur Jean-Marie COLOMBANI, Directeur du Monde, Monsieur
Francis KPATINDE, Jeune Afrique - l'Intelligent et à
Monsieur Bruno FRAPPA, Directeur de la Croix.
Depuis
lors, de nouvelles propositions ont été formulées
par l'UNIR-MN sous forme d'" Annexes à l'Agenda pour
la paix dans la région des Grands-lacs, la restauration de
l'intégrité territoriale et le rétablissement
de la République au Congo-Zaïre" et soumises
à son Excellence George W. BUSH, Président
des Etats-Unis d'Amérique, par l'entremise de son ambassadeur
en France le 25 juillet 2003, ainsi qu'à Monsieur Javier
SOLANA, Responsable de la Politique Etrangère et de Sécurité
Commune de l'Union européenne, le 18 juillet 2003.
A l'exception de ce dernier document de travail qui, pour des raisons
de discrétion, n'est pas consultable, tous ces documents
sont entièrement disponibles sur ce site web.
A
la suite de la Résolution 1457 qui souligne l'importance
d'une "Conférence internationale sur la paix, la sécurité,
la démocratie et le développement dans la région
des Grands lacs", et de la Résolution 1484 relative
à l'action en ITURI d'une force internationale d'interposition,
de nouvelles mesures ont récemment été adoptées
par le Conseil de sécurité dans le cadre de la Résolution
1493 votée à l'unanimité le 28 juillet 2003.
La résurgence des conflits à l'Est du Congo-Zaïre
que n'arrive pas à résorber la force internationale
d'interposition en Ituri commandée par la France sous l'égide
de l'Union européenne, et les profondes divergences qui subsistent
toujours entre les différents belligérants, parties
au processus de transition, ont en effet motivé les membres
du Conseil de sécurité à reconsidérer
sensiblement la nature et les modalités de leur intervention
dans le processus de pacification au Congo-Zaïre.
| Que
les filles et les fils du Congo-Zaïre sachent que l'ensemble
de ses résolutions constitue la mise uvre des propositions
que l'UNIR-MN formule dans son "Agenda pour la paix"
ainsi que dans ses " Annexes " et dans la seconde
partie de son livre " Congo-Zaïre - Notre Cause ".
Ce sont ces propositions dont le Conseil de sécurité
consacre aujourd'hui toute la légitimité. |
"
La recette du succès,
c'est l'art de fixer les objectifs longtemps
sans être fatigué "
Winston Churchill
|
La
modification de la nature du mandat de la mission de l'ONU au Congo-Zaïre
Dans sa Résolution 1493, le Conseil de sécurité
"autorise la MONUC à utiliser tous les moyens nécessaires
pour s'acquitter de son mandat dans le district de l'Ituri et, pour
autant qu'elle l'estime dans les limites de ses capacités,
dans le Nord et le Sud-Kivu" (art.26) et prévoit à
cet effet "l'augmentation du nombre d'effectif militaire jusqu'à
10.800 personnels" (art.3).
Dans
le Chapitre 1er de l'Agenda pour la Paix de l'UNIR-MN ("Notre
Cause", pg.64 et s.), nous soutenions à ce propos,
que pour rendre efficace l'opération du rétablissement
et du maintien de la paix au Congo-Zaïre, il s'imposait,
par ailleurs, d'abandonner la formule " mission d'observation
" confiée à la MONUC et nous préconisions
la mise en place d'une véritable diplomatie coercitive pour
résoudre cette crise.
En
effet, toutes les tentatives de règlement pacifique, entreprises
dès 1996 avec les différentes résolutions de
l'ONU et l'Accord de Lusaka en 1999, ayant échoué,
les formes actuelles des actions proposées par l'ONU pour
résoudre le conflit dans la Région des Grands-lacs
devaient, selon nous, céder la place à une nouvelle
diplomatie active, impliquant de manière décisive
l'ONU, l'Union européenne et ses Etats membres ainsi que
les Etats-Unis d'Amérique et la Présidence de l'Union
africaine.
L'UNIR-MN
était acquise à l'idée qu'il fallait impérativement
passer d'une politique d'usure à une politique décisive.
Nous proposions donc aux membres du Conseil de sécurité
de solliciter l'autorisation préalable du Conseil de sécurité
en vue de procéder à l'intervention d'une force de
coercition, par le biais soit des forces de l'UEO, soit de l'OTAN
ou soit à doter au mandat de la MONUC une dimension
coercitive ! Une telle intervention, conforme aux dispositions
de la Charte de l'ONU devait faciliter l'application effective des
divers accords et résolutions signés et rétablir
la paix et la sécurité dans la Région. L'objectif
que nous poursuivions était de mettre sur pied, avec le concours
de nos partenaires historiques, une opération internationale
de reconstruction et de transition vers une solution définitive
de la crise, dans des conditions qui n'excluent pas le recours à
la coercition, mais s'inscrivent dans un contexte fondamentalement
pacifique.
Dans
notre optique et vu les enjeux, les forces d'interposition, soit
de l'UEO, soit de l'OTAN, soit de l'ONU, doivent stationner massivement
dans toutes les régions frappées par le conflit jusqu'à
ce que l'Etat soit en mesure de prendre le relais afin d'assurer
à ses citoyens et autres sujets sous sa juridiction la paix
et la sécurité requises, conditions essentielles et
incontournables pour la restauration effective de l'intégrité
territoriale de la République.
En adoptant la Résolution 1484 puis dans sa foulée,
la Résolution 1493, les membres du Conseil de sécurité
ont à l'évidence rencontré la démarche
pragmatique que nous leur avons soumise.
Restaurer la Paix au Congo-Zaïre doit être une tâche
ambitieuse qui ne peut se réaliser à demi mesure.
Notre propos ne porte plus ici sur l'opportunité d'une intervention
coercitive mais bien sur les moyens dont on entend la doter pour
assurer sa réussite effective.
L'action
de l'actuelle force internationale d'interposition a suscité
un vent d'espoir dans le cur de toutes les populations du
Congo-Zaïre et nous avions salué l'engagement responsable
de nos partenaires historiques dans le processus de pacification
du pays. Malgré cela, nous craignions que cet acte de foi
ne soit pas concrétisé par une entreprise dynamique
et décisive dans la mesure où la force d'interposition
disposait d'un mandat qui circonscrivait son action sur le terrain
dans un cadre opérationnel beaucoup trop modeste au regard
des intérêts en jeu.
Aussi
nous insisterons seulement sur le fait que si, par défaut
d'ambition, le Conseil de sécurité ne dote pas la
nouvelle mission assignée à l'ancienne MONUC par la
résolution 1493/2003, des moyens nécessaires à
la réussite totale et définitive de son intervention
coercitive, alors, aussi contraignante soit-elle, cette mission
d'intervention ne saurait suffire à engager une action décisive
contre les factions rivales et les troupes étrangères
qui, par leur attitude, empêchent sur tout le territoire de
l'Est du Congo-Zaïre d'atteindre le but consistant à
rétablir la paix.
| Or
ce n'est que moyennant le respect de cette condition impérative
qu'aboutira avec succès, la mise en uvre des propositions
que l'UNIR-MN formule à ce propos dans son "Agenda
pour la Paix", dans ses " Annexes " et dans la
seconde partie de son ouvrage, "Congo-Zaïre - Notre
Cause". |
Olivier
MESKENS
le Secrétaire général
|
| "N'en
doutez pas un instant : un petit groupe de personnes déterminées
peut changer le monde; à vrai dire, il n'a jamais pu
changer autrement." - Margaret Mead
|
Vous
êtes de plus en plus nombreux à prendre conscience
:
Refaire la république du Congo-Zaïre doit être
notre mission sacrée et notre cause à tous
Nombreux
sont les compatriotes qui, longtemps, ont observé l'UNIR MN
avec perplexité et curiosité devant l'audace de notre
démarche politique qui tendait à promouvoir la réconciliation
nationale au moment où tout espoir semblait annihilé,
à restaurer l'intégrité territoriale du Congo-Zaïre
quand notre Pays est extrêmement convoité, à
penser le redémarrage économique de notre pays lorsque
la misère qui frappe notre population atteint un niveau de
désolation jamais égalé, à établir
les bases d'un jeu démocratique digne dans un Etat de Droit
alors que le pays souffre d'un sérieux déficit en
la matière. Mais, le temps de l'observation est aujourd'hui
révolu avec l'adhésion massive de nos compatriotes
au projet mobilisateur de l'UNIR MN. Le Peuple du Congo-Zaïre
semble s'être ressaisi !
D'autres
compatriotes ont été surpris par la lucidité
de notre discours et par les perspectives inespérées
qu'offre la mise en oeuvre du projet cadre de l'UNIR-MN (cfr "Congo-Zaïre
- Refaire la République - mission sacrée d'une génération")
que nous avons porté à la connaissance du plus grand
nombre. Et il n'y a pas que le peuple du Congo-Zaïre qui puisse
témoigner de la pertinence de nos travaux puisque au travers
des récentes résolutions du Conseil de sécurité
relatives à la Paix au Congo-Zaïre, la communauté
internationale a clairement reconnu la légitimité
des propositions de l'UNIR-MN pour mettre fin à la crise
qui déchire la région et reconstruire la République
du Congo-Zaïre.
Or
ce sont ces projets et ces propositions qui sont aujourd'hui entendus
par nos compatriotes dont le nombre ne cesse de croître chaque
jour. Ceux qui comme les membres de l'UNIR MN s'engagent de plus
en plus dans l'action et qui décident de prendre leurs responsabilités
pour un " devenir " meilleur au Congo-Zaïre, ceux
qui aujourd'hui crient leur espoir de ne plus se sentir seuls ou
délaissés, ceux des nôtres qui, longtemps, ont
été malmenés dans leur identité, ceux
qui comme nous se retrouvent à travers cette " Mission
Sacrée ", ceux-là se font aujourd'hui entendre.
De
plus en plus de signes confortent l'espoir qui renaît, l'espoir
qui est là ! Le peuple du Congo-Zaïre n'a jamais totalement
perdu cet espoir - auquel cas notre pays aurait disparu de la scène
internationale en tant que tel. On a tant voulu lui laisser intégrer
le fait qu'il soit incapable de s'extirper de situations complexes.
Mais force est d'admettre que l'on a mésestimé la
capacité de survie dont est doté le peuple Congo-Zaïrois.
Nos compatriotes n'ont jamais perdu de vu que la terre de nos ancêtres
est unique et que personne si puissant et malintentionné
soit-il, ne peut espérer nous la confisquer. Et c'est avec
la plus grande détermination et une obstination sans relâche
que nous défendons son unité parce qu'elle est indivisible
et indisponible et la préservons de toute velléité
séparatiste car l'idéal de vie démocratique
que l'UNIR MN propose pour le Congo-Zaïre est celui qui, avant
toute chose, redonne à son peuple sa dignité de citoyens
appartenant à une Nation prestigieuse tout en l'éclairant
sur les choix de notre mouvement. Dans le cadre de UNIR MN, nous
appliquons et vivons au quotidien tout ce que nous préconisons
pour le Congo-Zaïre, notre Cause. Cette conviction gagne du
terrain.
Certains
compatriotes qui jusque là semblaient limiter leur attachement
au Congo-Zaïre à un sentiment affectif assez diffus,
sentent qu'ils sont à nouveau capables de prendre en main
leur destin. Malgré l'échec d'un régime mis
à nu, années après années, mois après
mois, jours après jours, une nouvelle espérance et
un nouveau courage apparaissent être les signes que nous recevons
de plus en plus de la part de nos compatriotes. Oui, nous sommes
conscients que nous sommes à l'aube d'un tournant décisif.
Notre
jeunesse ne sera plus délaissée comme elle l'est actuellement.
En effet, quel projet un jeune Congo-Zaïrois peut-il raisonnablement
mettre en uvre quand la société ne lui propose
aucune autre alternative que l'attente d'une amélioration
hypothétique de sa situation, de prendre son mal en patience
comme si les choses allaient s'améliorer par magie ! Ce qui
est certain, c'est qu'en ne proposant rien du tout à la jeunesse
- ce qui semble être le cas quand on voit l'état de
désuvrement qui la caractérise - on la prive
de ce qu'elle est en mesure d'apporter à la Nation. Comment
ne pas voir derrière le peu d'intérêt porté
à notre jeunesse aujourd'hui, le moyen pernicieux et efficace
de lui ôter toute envie d'aspirer à une vie meilleure
? Comment ne pas voir derrière la faillite actuelle des institutions
de notre pays une menace contre cette aspiration légitime
des jeunes Congo-Zaïrois à leur épanouissement
harmonieux ?
Nous
pensons à l'UNIR MN que le développement sain de notre
jeunesse est décisif pour la prospérité future
de la société congo-zaïroise que nous comptons
bâtir avec elle et pour elle ainsi que pour les générations
futures. C'est notamment à travers la relance de l'appareil
administratif de l'Etat, le développement des services publics
et la modernisation de la gestion des fonctions régaliennes
de l'Etat et des fonctions sociales essentielles (relancer l'enseignement,
l'éducation et la formation professionnelle) préconisés
comme axes forts dans la consolidation du projet de société
proposé par UNIR MN au Peuple du Congo-Zaïre que prendra
corps l'engagement citoyen de nos compatriotes qui se retrouvent
à travers les propositions de l'UNIR MN.
| Le
Peuple du Congo-Zaïre nous a entendu et continue à
nous entendre. Nous qui parlons de lui comme de nous-mêmes,
nous qui, avec lui, vibrons sur l'espoir de nos véritables
retrouvailles |
Alain
BOSILIKWA
Chargé de la politique de la jeunesse
|
Ma
vision et mes attentes pendant la période de transition
La
clôture laborieuse mais heureuse des travaux du dialogue inter-congolais
le 02 avril dernier à SUN-CITY en Afrique du sud par les
365 délégués des diverses composantes montre
à quel point les congo-zaïrois sont déterminés
à recouvrer leur unité et à affirmer leur indépendance,
malgré une effroyable guerre fratricide qui à "balkanisé"
le pays depuis plus de quatre ans. Pourtant, les acteurs de la scène
politique congo-zaïroise auraient pu faire l'économie
de cette guerre inutile s'ils avaient bien voulu tirer les leçons
du passé.
En
succédant au régime de feu le Président MOBUTU
dont les hommes politiques se sont distingués tant par leur
qualité intellectuelle que par leur inaptitude à gérer
les affaires publiques, les régimes instaurés par
le défunt Président Laurent Désiré KABILA
et son successeur ont sombré dans les mêmes travers.
Ils ont eu recours à une politique systématique d'exclusion,
d'intolérance et de confusion des affaires privées
et celles de l'Etat, avec comme circonstance aggravante qu'ils n'ont
pas su, eux qui se posaient en libérateurs de la dictature
du Président MOBUTU, rassembler autour d'un projet commun
toutes les forces vives nationales en vue de reconstruire un pays
soumis depuis trop longtemps à une implacable prédation.
Autopsie
d'un régime
Malgré
l'identité "nationaliste" dont elle s'est toujours
prévalue, la classe politique actuellement au pouvoir n'a
jamais su s'affranchir de sa logique ethnique et tribale. Nombreux
sont en effet les proches du régime qui tentent depuis toujours
d'imprimer à l'Etat une orientation peu compatible avec l'intérêt
général de la Nation mais plus conforme à leur
politique clanique. Cette vision politique étroite a produit
les tares et les catastrophes que l'on connaît.
Si
sous la deuxième République - celle du Président
Mobutu - toutes les velléités et les tentatives de
rebellions, furent réprimées, il n'en fut rien sous
la présidence de Laurent Désiré KABILA et de
son successeur. Depuis 1997, un régime d'exclusion systématique
a en effet privé le nouveau régime des meilleurs éléments
de l'armée, qui furent formés à grands frais
dans les meilleures académies de ce monde. Ces militaires
de carrière ont été remplacés aux divers
postes de commandement par des miliciens inexpérimentés
et mal entraînés.
Parce
qu'ils avaient servi leur patrie sous le drapeau au flambeau, nombres
d'officiers furent soit mis à la retraite anticipée,
soit relégués à vie dans les sinistres geôles
de Buluwo au Katanga, au Centre Pénitencier et de Réduction
de Kinshasa (CPRK), voire encore dans les prisons souterraines du
complexe du groupe Litho Moboti (GLM). Le résultat fut cinglant
car jamais cette armée n'a été capable d'affronter
avec succès l'ennemi. Et n'eut été l'intervention
énergique des troupes angolaises, zimbabwéennes et
namibiennes, et la défaite des troupes tchadiennes battues
par le MLC de Jean Pierre Bemba au Nord Ouest du pays, les désertions
quotidiennes auraient tout ou tard conduit les nouvelles autorités
de Kinshasa à la déconfiture.
| Aussi,
en ma qualité de membre de l'UNIR MN, respectueux des
valeurs de mon parti, je prie tous les animateurs de la transition
d'adopter un comportement responsable et patriotique, afin de
privilégier l'intérêt supérieur de
la Nation. Pour ce faire, il me paraît impérieux
de renoncer à tout discours ou acte qui inciterait à
la haine ethnique, régionale ou tribale, bref à
l'intolérance et à la division. |
Norbert
PENGONGO
M Membre de l'UNIR-MN
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