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" La recette du succès, c'est l'art de fixer
les objectifs longtemps sans être fatigué "
Winston Churchill
L'ADOPTION
DE LA RESOLUTION SUR L'INTERVENTION EN ITURI : UNE PREMIERE VICTOIRE
POUR L'UNIR / MN
UNE INTERVENTION COERCITIVE EN ITURI...
A
l'heure où le Congo-Zaïre ne cesse plus de compter ses
morts, nos propositions sont plus que d'actualité. En effet,
certains membres permanents du Conseil de Sécurité
se sont accordés sur le déploiement d'une force militaire
en ITURI sous commandement français afin de " renforcer
" l'actuelle Mission d'Observation des Nations Unies au Congo
(MONUC), de protéger les populations locales et de prévenir
un massacre ethnique.
Force
est donc aujourd'hui de constater, comme vous le remarquerez, qu'à
l'instar de l'UNIR-MN, la communauté internationale s'est
définitivement rangée à l'idée incontournable
que la crise congolaise est réfractaire aux procédures
diplomatiques classiques de règlement non coercitif des conflits
et que, dans cette perspective, seule une intervention coercitive
internationale extérieure aux forces d'observation de l'ONU
mais autorisée par cette dernière est en mesure de
résoudre le conflit armé qui saigne les populations
du Congo-Zaïre et d'engager les parties belligérantes
dans le processus annoncé d'un règlement définitif
et durable, et donc d'une stabilisation régionale effective.
En mars 2002 déjà, fort de cette analyse et consciente
des réels enjeux géopolitiques et humanitaires à
venir, l'UNIR-MN avait pris soin de soumettre aux plus hautes instances
internationales, à l'instar de l'OTAN, du Secrétaire
Général des Nations Unies, de l'Union européenne,
et des Chancelleries européennes et africaines, un "plan
d'action" élaboré et développé
dans un document intitulé " Agenda 2002 pour la paix
dans la région des Grands-lacs, la restauration de l'intégrité
territoriale et le rétablissement de la République
au Congo-Zaïre".
Ainsi, nous demandions explicitement un engagement militaire véritable,
régulièrement autorisé par le Conseil de sécurité
des Nations Unies, pour contraindre les armées étrangères
opérant sur le territoire du Congo-Zaïre de retirer
rapidement toutes leurs troupes. Mais, compte tenu du fait que l'Organisation
des Nations Unies ne dispose pas de moyens matériels et humains
propres et concrets, nous invitions l'Union européenne et
ses Etats membres, avec l'appui des Etats-Unis d'Amérique,
à recommander au Conseil de sécurité le vote
d'une Résolution habilitant, sur la base du chapitre VIII
de la Charte (article 53 § 1), des organisations régionales
de défense à exécuter de façon appropriée
les mesures coercitives par lui adoptées en vertu du chapitre
VII de la même Charte (article 42). Dans notre esprit, l'intervention
de l'OTAN ou de l'UEO devait être prima facie décisive.
Le potentiel de ces deux organisations devant contribuer à
alléger la tâche du Conseil de Sécurité
par le biais d'une délégation de pouvoir en leur faveur.
Le recours à ces dernières se justifie, essentiellement,
par l'incapacité avérée de l'Union africaine
à résoudre, du moins pour l'instant, les conflits
intra- et/ou inter-étatiques qui accablent le continent africain.
Au
regard des récents évènements qui ont émaillé
la politique internationale et congo-zaïroise, ce sont les
propositions formulées dans l'Agenda de l'UNIR-MN qui sont
en train d'être concrètement appliquées.
Ce
plan d'action constitue à présent la seconde partie
de notre ouvrage " Congo-Zaïre - Notre Cause : le message
et les ambitions d'une juste cause ". Fruit du travail constant
et réfléchi de l'UNIR-MN, il s'impose en la matière
comme une référence qualitative incontournable qui
vient écorner le préjugé simpliste qui veut
dénier aux fils et aux filles du Congo-Zaïre, toute
aptitude intellectuelle à accéder aux plus hautes
vertus morales et toute capacité à résoudre
le conflit qui les déchire. Nul n'a l'apanage du mérite
mais la médiocrité est partout.
ET UNE CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LA PAIX, LA SECURITE, LA DEMOCRATIE
ET LE DEVELOPPEMENT DANS LA REGION DES GRANDS LACS!
La
récente Résolution 1457 du Conseil de Sécurité
des Nations Unies adoptée le 24 janvier 2003 renforce notre
propos, qui "soulignent également que la tenue, en temps
voulu, d'une conférence internationale sur la paix, la sécurité,
la démocratie et le développement dans la région
des Grands Lacs aiderait les États de la région à
promouvoir une authentique intégration économique
régionale, au bénéfice de tous les États
concernés" ( point 6). Encore qu'il eût été
certainement peu apprécié à cette époque
qu'en plus de ses positions dissonantes mais populaires sur certains
dossiers sensibles, l'auteur de cette insertion ait exigé
qu'à l'instar de l'UNIR-MN, pareille "Conférence
Intergouvernementale sur la Sécurité, la Paix et la
Coopération Régionale ", comme formulé
précisément au second Chapitre de notre Agenda, ne
se déroule "sous l'égide de l'Union européenne"
!
A
titre complémentaire, nous postulions par ailleurs :
-
que soit conclu à cette occasion un véritable Pacte
de Stabilité régional sur la sécurité
et la défense affirmant l'obligation et l'engagement
des Etats partis, à s'abstenir de recourir à la menace
ou à l'emploi de la force contre l'intégrité
territoriale ou l'indépendance politique d'un Etat, de tenter
de modifier des frontières existantes par la menace ou l'emploi
de la force, et d'agir de toute autre manière contraire aux
buts ou aux principes du Pacte et prévoyant également
la possibilité pour le Conseil de sécurité
de constater l'existence d'un acte d'agression, d'une menace contre
la paix ou d'une rupture de la paix et, pour les Nations Unies d'intervenir,
en vertu des chapitres VII et VIII de la Charte, aux fins de maintenir
la paix et la sécurité dans la Région, si les
Parties au Pacte estiment que l'exécution des mesures décidées
sera plus efficiente dans le cadre des opérations menées
sous les auspices de l'ONU plutôt que dans le cadre du Pacte.
- la mise en place d'une Organisation de Sécurité
et de Défense Mutuelle pour la région des Grands-lacs
créée sur la base du chapitre VIII et, plus particulièrement,
de l'article 52, § 1 de la Charte des Nations, dotée
des mécanismes permanents de prévention des conflits
et de rétablissement de la paix dans la région et
engagée dans une collaboration accrue avec l'OTAN et l'UEO.
Mais
pourquoi, comment et avec qui ?
Il serait toutefois hasardeux de dissocier la mise en uvre
que se proposent de faire certains, de l'esprit qui anime les propositions
que formule notre Agenda, et qui en détermine naturellement
la nature des objectifs poursuivis, leurs moyens, leurs coûts
et leur effectivité. Or le but original de l'UNIR-MN s'inscrit
non seulement dans une perspective pacificatrice mais avant tout
humaniste : restaurer la République du Congo-Zaïre et
ramener une paix durable dans un espace régional stabilisé
de justice et de droit pour tous.
Si l'intervention coercitive venait, sous le couvert d'une effusion
altruiste, à se détourner de ce but initial pour ne
plus servir que des intérêts mercantiles ou à
écarter, voire galvauder les moyens les plus idoines à
le satisfaire, on ne saurait alors lui escompter les mêmes
effets salutaires mais au contraire, une résurgence inéluctable
de la haine et de la violence au plus grand préjudice moral
et matériel des populations locales et des intérêts
de la communauté internationale. Serait-il sain et constructif
d'envisager alors une conférence internationale pour la paix
dans un contexte emprunt de méfiance et d'injustice ?
Pour
sagement résoudre le conflit au Congo-Zaïre et contribuer
activement à la conclusion d'un Pacte de stabilité
régionale, nous invitons les membres du Conseil de Sécurité
à considérer avant toute chose les acteurs du conflit,
c'est à dire tant de s'enquérir des aspirations profondes
des populations locales que des celles des investisseurs internationaux,
de s'assurer de la volonté, de la capacité et des
aptitudes intrinsèques de leurs dirigeants respectifs à
gouverner, à collaborer et à coopérer dans
un espace de droit.
L'article
4 de la Résolution 1468 du 21 mars 2003 énonçant
des mesures sur la lutte contre l'impunité en RDC, la normalisation
de la situation dans l'Est du pays, et le retrait des troupes étrangères,
votée par le Conseil de sécurité ne traduit-il
pas juridiquement et politiquement cette exigence lorsqu'il "demande
aux parties congolaises de tenir compte, lorsqu'elles choisiront
les candidats aux postes clefs dans le gouvernement de transition,
de leur détermination ainsi que de leurs actions passées
en ce qui concerne le respect du droit international humanitaire
et des droits de l'homme et la promotion du bien-être de tous
les Congolais " ! C'est à ce prix que les idées
exprimées dans l'Agenda pour la Paix de l'UNIR-MN seront
efficacement et sereinement réalisables.
Contrairement
à certains, nous sommes convaincus qu'il est possible à
l'aulne de ce siècle naissant et au regard des nouveaux enjeux
planétaires de concilier au Congo-Zaïre la qualité
de vie de la population, la sauvegarde des intérêts
économiques et des investissements internationaux, les libertés
fondamentales et de commerce ainsi que la sécurité
des personnes et des biens, sans pour autant camper sur des positions
partisanes exsangues de vision sincère et d'ambition constructrice.
Il
faut pour cela des personnes responsables, honnêtes et déterminées,
animées par le sentiment de patriotisme qui imprime le respect
de la terre et de ses habitants mais dénué de tout
nationalisme malveillant et primaire. Des gens compétents
et équilibrés, porteurs d'un nouvel élan et
d'un vrai projet de société. Sans cela, tout espoir
de paix restera vain.
Les
derniers accords de PRETORIA qui devaient sceller la réconciliation
des congolais et les engager dans le processus irréversible
de la transition politique vers une démocratie ont d'emblée
été foulés du pied. Ils sont aujourd'hui moribonds.
Mais au-delà de l'échec, ces accords reflètent
l'implication d'une diplomatie internationale active et dévoile
les jeux obscurs et les trames de complicité diffuses qui
s'étaient nouées entre les différents protagonistes.
Conclusion
Est-ce
cela que l'on estime bon pour le Congo-Zaïre ? Si certaines
chancelleries ont pris conscience de la nécessité
d'instaurer manu militari une stabilité régionale
et de sceller la paix dans une conférence internationale,
encore faut-il que l'ordre imposé ne soit pas de simple circonstance
mais s'inscrive dans la durée et dans l'efficacité.
Tels sont les objectifs du projet de société de l'UNIR-MN.
Qu'à
la suite de notre travail, les fils et les filles du Congo-Zaïre
prennent conscience de leur réelle valeur et qu'ils ne renient
jamais la moindre parcelle de leur identité. Qu'ils en soient
fiers ! Qu'ils sachent que nous ne les abandonnerons jamais à
leur infortune et qu'à travers nos idées, c'est eux
que nous servons. Qu'ils prennent connaissance de nos projets et
qu'avec toutes les forces démocrates vives, ils rejoignent
l'UNIR-MN pour ensemble honorer nos morts et reconstruire la République
du Congo-Zaïre.

Frédéric BOYENGA BOFALA
Le Président
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Olivier MESKENS
Le secrétaire général
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